
J’ai une tendance à fonctionner en flux tendu, les personnes qui me connaissent bien le diront, je suis super active jusqu’au moment où ça craque, souvent pour un motif émotionnel. Alors là, ce que j’ai voulu éviter me tombe dessus et je suis off, out, déconnectée, indisponible, au fond de mon canapé. Parfois alors, mon corps s’en mêle et je suis un peu malade. Je me connais, j’ai pu identifier ce fonctionnement et lui donner un sens, notamment grâce à l’ennéagramme. Mais savoir ne permet pas de changer du jour au lendemain. La connaissance de soi, c’est le début, il s’en suit une pratique de longue haleine pour parvenir à faire bouger des choses tellement enkystées.
Chez moi, ça bouge un peu. Une des raisons pour lesquelles ça ne bouge pas plus que ça est que je pense que j’aime ça, j’aime cette façon de fonctionner en tirant sur la corde, si le prix à payer est un coup de mou de temps en temps. Ce que je sais aussi et qui me pousse à repenser néanmoins ce fonctionnement, c’est que mon système nerveux en prend un coup et que ma santé sur le long terme est importante.
Si vous nous avez suivies récemment, vous savez peut-être que j’intervenais dans un colloque ce mois-ci pour présenter un projet qui me tient fort à cœur et que ça m’a donné un pêche d’enfer ! Du stress, certes, mais aussi une magnifique énergie. Cela concordait parfaitement avec mon agenda de décembre, rempli de chouettes activités liées aux fêtes, de sorties, de moments entre amis et en famille. Mais une semaine après ce colloque, je suis allée à l’hôpital pour une gastroscopie prévue de longue date. Je pensais sortir de mon anesthésie totale en étant encore dans du coton tout doux, cocooner tout le reste de la journée et me lancer dans un beau weekend dès le vendredi. Et bien non ! Je suis sortie de là groggy, j’ai souffert du mal de tête le plus fort de toute mon existence (ou presque) à partir de 17h et vendredi matin, je récupérais encore avec une tension rikiki. Les nouvelles de mon estomac ne sont pas au top et le stress en est en partie responsable. Mon fonctionnement tout en tension, aussi pratique soit-il parfois, n’est pas bon pour mon corps.
J’écoutais un podcast sur l’anxiété récemment qui parlait de la fenêtre de tolérance dans laquelle nous étions supposés nous situer en la matière. Certaines personnes restent plus souvent que la moyenne sous le seuil inférieur de la fenêtre de tolérance, d’autres, au-dessus. Cela signifie pour ces dernières : une activité en tension, un fonctionnement sous stress, une hyperactivité et des difficultés à ralentir. Je me retrouve complètement là-dedans et depuis que j’applique le programme de Bliss (largement testé par Arli et moi), mon mot d’ordre est devenu RALENTIR. Ca ne marche pas encore à 100% car je dois encore m’expliquer avec la part de moi qui ne se rend pas compte qu’elle met sa santé en jeu mais c’est un processus, un chemin à parcourir et je ne lâcherai pas.
Et donc, en attendant décembre, ce weekend, je me repose !
Blisskiss
Jess